Un an après sa disparition, plus de deux cents personnes ont participé samedi 29 août à un défilement blanc à Aurillac, en l’honneur d’Caroline Grandjean. Cette enseignante de Moussages, qui s’est suicidée en septembre 2025, a été victime pendant des mois de harcèlement homophobe.
Lors de ses dernières années dans les écoles, Caroline aimait transmettre des valeurs et des langues : « Elle nous apprenait l’anglais et l’espagnol, et chaque année, on lui faisait un gâteau », rappelle Emilie, ancienne élève. En 2023, des lettres menaçantes ont été reçues par l’école, ainsi que des inscriptions homophobes sur les murs. Caroline a porté plainte plusieurs fois sans jamais retrouver l’auteur de ces agressions.
« L’homophobie est une maladie qui peut détruire la vie », souligne un manifestant. « On ne doit pas attendre des conséquences tragiques avant d’agir. »
Guillaume Guilbert, enseignant et membre du syndicat FSU SNUPP, explique que la disparition de Caroline a créé un changement dans le comportement de nombreux élèves : « Certains ont cessé de parler, d’autres se sont tus… C’est une réaction à l’homophobie qui nécessite une attention immédiate. »
Christine, veuve de Caroline, espère retrouver l’auteur des menaces pour avancer : « Il faut identifier celui ou celle qui a déclenché ce drame. Le premier pas vers la justice est de connaître le responsable. » À partir de maintenant, chaque rentrée scolaire à Moussages sera un rappel silencieux de Caroline, marquant l’engagement d’une génération pour combattre l’intolérance.