Le Grand Lyon entre deux mondes politiques : Comment Véronique Sarselli redéfinit la métropole lyonnaise

Véronique Sarselli, une élue de cinquante ans, est désormais la première femme à conduire la Métropole de Lyon. Son élection, réalisée ce jeudi 26 mars, marque un tournant historique dans le paysage politique du Grand Lyon, où elle succède à Bruno Bernard.

Née en décembre 1968 en Haute-Corse, Véronique Sarselli a fait ses études à Aix-en-Provence avant d’installer ses racines lyonnaises en 1993. Professeure d’économie universitaire, elle s’est rapidement impliquée dans le milieu associatif de Sainte-Foy-lès-Lyon où elle fut élue maire en 2014 puis réélue en 2020.

Son principal engagement politique se concentre autour du projet de téléphérique lyonnais. Après avoir remporté un référendum populaire, ce projet a été abandonné par la majorité écologiste. Ce combat a marqué sa carrière et son influence dans le territoire.

En février 2025, Véronique Sarselli est désignée « cheffe de file » de la droite lyonnaise pour les élections à la Métropole, un poste qui lui permet d’affirmer une direction claire et cohérente. Son camp a également remporté 10 des 14 circonscriptions lors des dernières élections.

Les habitants de Sainte-Foy-lès-Lyon expriment leur attachement à Véronique Sarselli, même si elle doit quitter son poste municipal pour prendre en charge la Métropole. « C’est une très bonne maire qui a su gérer sa commune avec rigueur », déclare un résident. « Je suis convaincu qu’elle est capable de mener le Grand Lyon vers des progrès significatifs, même si elle partage son expérience avec ses collègues », ajoute un autre.

Cette élection marque non seulement la première femme à diriger une métropole lyonnaise mais également l’aboutissement d’un courant politique nouveau dans la région. Avec sa vision claire et son expertise administrative, Véronique Sarselli semble bien positionnée pour réinventer le fonctionnement de la Métropole.