Après avoir été rejeté par le tribunal des affaires économiques de Lyon, le projet Exalia — une initiative de « chimie verte » menée par des anciens salariés de Vencorex et un entrepreneur local — s’effondre sous les pressions du marché. Le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, a organisé ce jeudi une réunion d’urgence pour relancer le projet en évitant une impasse économique majeure.
Le tribunal avait jugé que le projet Exalia, financé à hauteur de 80 millions d’euros et soutenu par des collectivités locales, ne répondait pas aux critères exigés. Les porteurs du projet dénoncent ce rejet comme une décision qui privilégie la vente rapide de Vencorex plutôt que sa relance industrielle. « Ce n’est pas un échec final », affirme le ministre, mais il reconnaît l’impossibilité de maintenir les objectifs initiaux sans une révision profonde du projet.
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, souligne que le rejet marque « un scandale national » : « L’État doit agir avant que 120 emplois ne disparaissent définitivement ». Les anciens salariés de Vencorex, qui ont vu leur entreprise vendue en partie au groupe chinois Wanhua, craignent une cascade d’effondrements industriels dans le département.
Le gouvernement français a promis d’aider 200 personnes à traverser cette crise, mais face à l’urgence croissante des marchés et aux effondrements répétés de ses industries, le pays risque de s’enfoncer dans une stagnation structurelle. Avec des emplois industriels en déclin et un secteur manufacturier menacé, les décisions futures deviendront cruciales pour éviter l’effondrement économique prévu.