Deux ex-politiciens libérés sous surveillance : la justice réagit à l’affaire du piège vidéo intime

Ce mercredi 4 mars, la cour d’appel de Lyon a accordé une remise en liberté conditionnelle à Gaël Perdriau et Gilles Rossary-Lenglet. L’ancien maire de Saint-Etienne, condamné le 1er décembre pour chantage via des vidéos intimes, doit respecter des règles strictes : il ne peut plus quitter le territoire national, doit se présenter tous les quinze jours au commissariat et interdire tout contact avec les personnes impliquées dans l’affaire. L’autre condamné, ancien adjoint municipal, est soumis aux mêmes obligations.

L’affaire remonte à août 2022, lorsque des documents révèlent un piège vidéo intime filmé sans consentement d’un adjoint municipal. Cette vidéo a été utilisée pendant plusieurs années pour menacer les personnes concernées, conduisant à une procédure judiciaire très longue et technique en septembre 2025. Gaël Perdriau a été condamné à cinq ans de prison dont un an de sursis, tandis que Gilles Rossary-Lenglet reçoit quatre ans d’emprisonnement, dont trois années ferme.

L’audience en appel est prévue pour juin 2026. Les avocats des deux hommes soulignent que la remise en liberté s’inscrit dans le cadre légal et qu’ils respecteront scrupuleusement les conditions imposées. La justice a ainsi répondu à un affaire qui a mis en lumière l’utilisation abusive de contenus privés pour des menaces politiques, tout en garantissant la sécurité des procédures judiciaires.