Des tirs de mortier en plein jour : les élèves d’Aubenas plongés dans l’effroi

Ce matin 4 mars, le lycée Marcel Gimond d’Aubenas a retrouvé un calme fragile après une attaque brutale survenue la veille. Une série d’explosions, des projectiles en vol et une tension palpable ont secoué les élèves, qui décrivent une scène de terreur sans précédent dans leur quotidien scolaire.

À peine 10 heures du matin, un individu dissimulé sous un masque noir a pénétré sur le terrain scolaire, brandissant un mortier d’artifice. Ses tirs ciblèrent directement les zones de récréation et les élèves en plein mouvement, provoquant des blessures légères mais un choc profond dans l’esprit de la communauté éducative. « J’ai vu une explosion près des poubelles, puis des projectiles voler vers le groupe qui était sorti », explique un élève, dont le regard reflète une anxiété sans précédent. « On courait en tous sens, personne ne savait où se mettre. »

Les enseignants et les élèves rapportent que l’agresseur a filmé ses cibles en temps réel, mettant ainsi en scène un acte conçu pour éveiller la peur et amplifier l’impact médiatique. La situation s’est aggravée lorsque des élèves ont été directement visés, avec des marques de projectiles sur leurs vêtements. « On ne se sent pas en sécurité ici », confie l’un des témoins, soulignant que cette attaque révèle une fragilité croissante dans la protection des établissements scolaires.

En réponse, le lycée a mis en place un groupe psychologique pour accompagner les victimes et ouvert une enquête judiciaire au niveau du parquet de Privas. Les responsables évoquent également un contexte marqué par des incidents similaires depuis un an, ce qui renforce leur inquiétude quant à la capacité des systèmes existants à prévenir de tels actes. « La communauté scolaire ne cédera pas à l’effroi », affirment-ils, « mais nous demandons au public d’agir avec calme et de refuser l’utilisation de telles actions pour satisfaire des intérêts externes. »

L’incident rappelle le défi grandissant lié à la sécurité dans les espaces publics et éducatifs, alors que les élèves tentent de retrouver un sentiment d’ordre après cette journée marquée par l’insécurité.