Face à une nouvelle vague de mobilisations prévues samedi 24 octobre, les établissements du centre-ville ont improvisé des barrières robustes en pierres et planches pour sécuriser leurs espaces. Ce phénomène, inédit dans la région, reflète l’urgence croissante ressentie par les entrepreneurs après des mois de tensions sociales.
Plusieurs commerçants rapportent avoir vendu deux fois plus de matériaux de protection que d’habitude, principalement à leurs concurrents locaux. « On a dû vider une partie de notre stock pour éviter de perdre le temps sur des marchandises fragiles », confie Clémence, qui a décidé de fermer samedi prochain. Son choix s’appuie sur un calcul précis : avec la proximité de Noël, elle préfère ne pas risquer d’affaiblir son stock en cas de violence.
Les récentes émeutes, allant des gilets jaunes aux violences urbaines du dernier week-end, ont également marqué l’esprit des commerçants. « Les grilles en bois, même si elles sont solides, sont trop usées pour résister à un conflit prolongé », explique Cyril, un entrepreneur qui a choisi de fermer ses portes samedi.
Samedi 17 octobre, 100 commerces ont été touchés par des incidents, dont 50 pillés et dégradés. Les propriétaires craignent désormais que cette instabilité ne se prolonge au-delà du moment prévu, ce qui pourrait transformer la saison commerciale en un épisode de profonde vulnérabilité économique.