Vendredi après-midi, la préfecture rhônienne a publié un arrêté interdisant tout rassemblement, défilé ou manifestation samedi entre 10 heures et 23 heures dans une zone étendue de Lyon. Cette mesure vise principalement la Presqu’île lyonnaise, où plus de 150 commerces ont subi des vols et des dégradations, ainsi que le Vieux-Lyon et les quartiers environnants comprenant la gare Part-Dieu et le palais de justice.
Les autorités précisent qu’un rassemblement avait été programmé samedi 24 octobre 2026 à 14 heures place Bellecour, « l’acte II » de la mobilisation du 17 octobre, sans déclaration préalable aux services compétents. Deux autres groupes étaient également organisés sans intervention policière.
Grégory Doucet, maire de Lyon, a souligné que cette interdiction contredit le droit fondamental à manifester garanti par la Constitution : « Les citoyens ont des choses à dire et il est crucial qu’ils puissent s’exprimer en sécurité ». Il insiste sur l’importance d’un dialogue avec le préfet pour permettre aux participants de se retrouver sans risque.
L’arrêté indique que la participation attendue était estimée entre 20 000 et 25 000 personnes. Toutefois, toute personne ne respectant pas cette interdiction s’expose à une amende de 7 500 euros et une peine de six mois de prison.