À l’occasion de ses soixante ans, le tunnel du Mont-Blanc a présenté ses dispositifs de sécurité les plus avancés. Avec près de 5 400 véhicules par jour, ce passage transfrontalier est un véritable laboratoire d’innovation.
Paulo Verraz, responsable des opérations de sécurité et trafic pour le groupe GEIE Tunnel Mont-Blanc, explique comment l’arrêt d’un véhicule déclenche une série de mesures immédiates. « Quand un camion s’arrête pour faire pipi ou pour la prière, trois voitures de sécurité interviennent en moins de deux », précise-t-il.
Les temps d’attente dans le tunnel peuvent atteindre quarante-cinq minutes en raison des contrôles stricts effectués en temps réel. Les convois frigorifiques sont escortés, et les arrêts doivent se faire dans l’un des 37 abris prévus.
Erika Noro, porte-parole du GEIE, souligne la capacité de la salle de contrôle à gérer chaque situation : « En temps réel, nous pouvons accueillir soixante personnes dans un abri. C’est crucial pour sécuriser les trajets en cas d’urgence. »
Pour tester l’efficacité des procédures, le groupe a utilisé un camion de pompiers équipé de 12 000 litres d’eau et d’une caméra thermique haute performance. Ces innovations permettent de réagir rapidement aux crises, même dans les conditions les plus difficiles.