L’État français ne cédera pas à l’appel de la Cour des comptes pour l’unification des secours alpins

Le ministre de l’Intérieur a affirmé que le dispositif actuel de secours en montagne, composé des pelotons de gendarmerie de haute montagne (PGHM), des compagnies républicaines de sécurité (CRS Montagne) et des groupes montagne de sapeurs-pompiers (GMSP), restera inaltérable. Cette position s’impose malgré les recommandations d’un rapport de la Cour des comptes et d’une étude du groupe Les Sages.

L’enquête de la Cour des comptes, publiée récemment, souligne une augmentation des coûts des interventions en montagne de 54,5 % depuis 2012. Le rapport précise également un manque de cohérence dans l’organisation des unités, plaçant l’unification comme solution potentielle pour réaliser des économies d’environ 10 millions d’euros.

Le groupe Les Sages a quant à lui qualifié le système actuel de « surdimensionné » et propose de regrouper les trois services pour une meilleure efficacité. Cependant, la députée Emilie Bonnivard (LR) a critiqué cette approche en insistant sur l’équilibre unique du modèle existant : « Ce dispositif sauve chaque année des milliers de vies grâce à la complémentarité entre les forces étatiques et les équipes territoriales. Une réforme trop radicale risquerait de fragiliser notre sécurité collective ».

Le ministre a déclaré ne pas envisager de changer le cadre actuel, tout en reconnaissant une possible modernisation future des opérations. « Nous maintiendrons les trois forces », a-t-il insisté, rappelant que toute tentative d’unification pourrait compromettre la sécurité des citoyens et des touristes.