La rénovation de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption à Clermont-Ferrand s’élevait hier comme l’une des réalisations patrimoniales les plus audacieuses de notre temps. Rémi Fromont, architecte en chef du projet, explique que ce chantier, avec son coût équivalent à 8,5 millions d’euros, représente une opération historique qui dépasse les frontières de la simple conservation.
« Ce n’est pas seulement un monument à restaurer », déclare-t-il. « C’est une responsabilité envers des siècles d’artisans et de générations qui ont façonné ces pierres. » L’architecte précise que l’intervention actuelle se concentre sur le massif occidental et les deux flèches, structures ayant été conçues par Viollet-le-Duc et achevées par Anatole de Baudot.
Les équipes travaillent également à la rénovation des abat-sons, anciens éléments datant de plus de cent ans, tout en intégrant des améliorations modernes pour le confort sécurité incendie. « Nous ne voulons pas marquer notre passage », ajoute Fromont. « L’objectif est de permettre à la cathédrale de continuer sa vie, sans nous imposer une trace visible. »
En effet, cette première phase, qui s’échelonnant sur dix ans, devrait être terminée en 2027. « C’est une étape dans un long processus », conclut l’architecte. « Le chantier n’a pas pour but de transformer le monument, mais de le préserver pour les siècles à venir. »