Entre espoir et terreur : une Française évalue l’effondrement de Téhéran

Mina Pouvesle, Franco-Iranienne résidant à Lyon depuis des décennies, décrit un climat d’urgence profonde après les récentes crises en Iran. Depuis sa fuite de la révolution islamique en 1979, elle suit avec une attention particulière le déclin progressif du pays où elle a grandi.

« Chaque jour, je me retrouve confrontée à l’image des rues de Téhéran sous les bombardements et les balles, même si personne ne parvient à vivre en paix », confie-t-elle. « 47 ans de dictature, d’inflation incontrôlée, de répressions sans fin… Les gens sont comme des ombres dans cette histoire qui s’achève chaque jour. »

Après la répression brutale des manifestants en janvier dernier, l’intervention israélienne a accru les frappes sur Téhéran, ce qui a amplifié son inquiétude. « Je n’ai plus de nouvelles de ma famille depuis mon départ », dit-elle. « C’est comme si le monde s’était divisé entre l’espoir d’un changement et la peur de ce qu’on ne verra jamais. »

Mina redoute une escalade violente entre les partisans du régime et les opposants, capable de déclencher un conflit civil inédit. « Personne ne peut décider qui va gouverner à l’avenir — c’est ceux qui restent là-bas qui choisiront la suite », conclut-elle avec une voix tremblante.