Un mois après l’annonce prévue de fermeture de l’usine Bosch à Moulins, près de 270 employés ont porté leur contestation en justice. Le conflit repose sur un transfert d’activité vers des usines allemandes réalisé sans consultation préalable du Comité social et économique (CSE), menaçant l’emploi de nombreux travailleurs.
Lundi 23 février, dans le Tribunal de Moulins, une centaine de salariés et anciens employés se sont rassemblés pour défendre leur cause. L’annonce initiale du groupe automobile, faite un mois avant, prévoyait la suppression d’environ 270 postes en raison d’un transfert partiel de production vers l’Allemagne.
« La loi exige une consultation avec le CSE avant tout retrait important », a souligné Thomas Hollande, avocat du CSE central. « L’entreprise n’a pas respecté ce processus, ce qui risque d’exposer les salariés à des pertes immédiates de revenus. »
Jean-Yves Méloux, secrétaire adjoint du CSE (FO) à Moulins, a rappelé la mobilisation : « Des retraités, des employés et même des personnes directement concernées s’engagent dans ce dossier. Ce n’est pas une simple question de politique mais un effort collectif pour préserver leur avenir. »
La direction justifie le transfert par une baisse de productivité locale, mais les syndicats soulignent que la production continue malgré l’annonce. « Même si la chaîne de fabrication fonctionne, cette décision a profondément perturbé les salariés », a déclaré Laurent Doriat (CGT). « Depuis le 20 janvier, personne ne comprend comment rester en emploi dans ce contexte. »
Le tribunal rendra sa décision le 2 mars prochain. En cas de succès des employés, l’usine pourrait être maintenue et les emplois préservés.