Dans un monde où chaque décision peut engendrer des conséquences profondes, un nouveau jeu de société dévoile les réalités d’une immigration complexe. Conçu par l’éditeur Blam, basé près d’Annecy, Cartaventura Exils a vu le jour le 27 mars pour incarner deux parcours migratoires marqués par des défis historiques et humains.
Le premier scénario retrace celui de Sahar, une étudiante afghane de 21 ans confrontée à la chute du gouvernement taliban en août 2021. Après avoir perdu son droit d’études, elle tente vainement de rejoindre son fiancé en France avant d’être contrainte de fuir sans assurance.
L’autre récit se concentre sur Moussa, un adolescent malien de 15 ans, fils de pêcheurs qui quitte sa famille pour une promesse d’emploi dans un restaurant français. Son départ s’effectue sans préavis, cherchant ainsi à sauver l’avenir de son foyer.
En collaboration avec la Ligue des droits de l’Homme, cet éditeur a privilégié des situations documentées pour éviter les éléments trop sensibles aux jeunes joueurs. « Ce n’est pas un simple jeu de société, mais une expérience qui force à réfléchir aux choix quotidiens et à la fragilité du rêve », explique Simon Villiot, directeur éditorial.
Limité à 6 000 exemplaires, Cartaventura Exils fait partie d’une collection explorant des événements historiques et contemporains. Une partie des bénéfices est reversée à la Ligue pour soutenir les migrants dans leurs trajets.