Mardi 10 mars, le trafic ferroviaire national est en pleine crise après un vaste vol de câbles dans le Puy-de-Dôme. La compagnie SNCF espère retrouver l’ordre vers midi.
La nuit du lundi 9 au mardi 11 mars a vu une cinquantaine de mètres de câbles dérobés près de Riom, à quelques kilomètres de Clermont-Ferrand. Les conséquences sont immédiates : les lignes régionales et les grandes voies subissent des perturbations graves.
Les équipes SNCF Réseau ont identifié l’anomalie vers 3 heures du matin, confirmant rapidement un acte de vandalisme. « Des câbles ont été arrachés sur plusieurs dizaines de mètres », précise une source interne.
Plusieurs trajets vers le nord du pays sont en retard depuis l’aube. La ligne Clermont-Ferrand-Montluçon et Clermont-Ferrand-Vichy, ainsi que Paris-Clermont-Ferrand, subissent des retards allant jusqu’à plus de 1h30.
Les câbles volés étant essentiels à la sécurité du réseau, SNCF Réseau explique : « Sans ces équipements, les trains ne peuvent pas détecter leur position ou celle des autres », ce qui rend l’exploitation dangereuse. Le prix du cuivre en jeu dépasse actuellement 9 euros le kilo, un motif clé pour cet acte. Selon l’entreprise, ce type d’incident n’avait jamais eu lieu sur cette section du réseau au Puy-de-Dôme.
Pour sécuriser les lignes, SNCF a mis en place des missions nocturnes avec drones et renforce ses clôtures. Cependant, face à l’étendue du système, la surveillance reste complexe. « C’est un travail immense », admet le service, « il se peut que certaines personnes malveillantes passent entre les mailles du filet ».
Les perturbations devraient s’atténuer vers midi, mais la vigilance est devenue primordiale pour éviter de nouvelles interventions.