Un rapport récent du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) révèle une concentration extrême des infractions en Auvergne-Rhône-Alpes. En 2025, près de 350 communes regroupent 38 % des cambriolages de logements et 82 % des vols violents sans arme, un phénomène qui s’inscrit dans une tendance constante depuis 2016. À cette époque, ce même groupe d’habitants englobait déjà 44 % des cambriolages et 58 % des vols violents.
Les départements les plus touchés par cette dynamique incluent la Loire (2 993 cas, soit 7,3 pour mille logements), le Rhône (7 154 infractions, taux identique) et l’Ain (2 897 vols, 8,7 pour mille habitants). Les vols violents sans arme s’expriment également de manière disproportionnée : le Rhône compte 4 780 faits (2,5 pour mille habitants), tandis que l’Isère enregistre 5 713 infractions.
Les escroqueries et fraudes aux moyens de paiement, elles aussi concentrées dans 79 % des communes, dépassent le seuil national avec le Rhône (16 532 victimes). En revanche, les vols armés restent limités à seulement 5 % des territoires. Le rapport souligne également que 58 % des communes ne constatent aucun délit en moyenne, une tendance en baisse par rapport à 2016 où elle était de 61 %.
Cette situation met en évidence un écart croissant entre les zones vulnérables et celles où la sécurité s’impose. L’Auvergne-Rhône-Alpes, bien qu’éloignée des centres d’activité criminelles traditionnels, devient aujourd’hui le théâtre d’un fléau sans précédent.