Clermont-Ferrand en quête d’espoir : trois compagnies tentent de rattraper le départ de Ryanair

Ryanair a annoncé son départ prévu pour le 27 mars à Clermont-Ferrand, déclenchant une réunion urgente vendredi 6 février pour réfléchir aux solutions futures. Après l’annulation de multiples trajets, dont ceux vers Porto et Londres, les responsables de l’aéroport sont en pleine tension face à un vide imminent.

Depuis ce jour, trois compagnies aériennes ont été sollicitées : Transavia (filiale d’Air France), Volotea (entreprise espagnole) et EasyJet. Brice Hortefeux, président du syndicat mixte de l’aéroport, insiste sur la priorité absolue à reconstituer un lien vers le Portugal. « La communauté portugaise en Auvergne a besoin d’un accès direct pour des raisons familiales et touristiques », souligne-t-il. « C’est non seulement une question économique mais aussi humaine. »

Pour les 79 employés concernés, l’incertitude persiste. Arnaud Boucheix, délégué syndical CGT, rappelle : « Depuis des années, nous avons alerté sur la fragilité des réseaux low-cost. Chaque départ entraîne des suppressions de postes et une détérioration des conditions de travail. »

Ce phénomène n’est pas isolé en France. Quinze aéroports subissent les effets du retrait de Ryanair, ce qui menace 150 000 sièges par an.