La députée écologiste de la Drôme, Marie Pochon, propose une suspension temporaire de trois ans des fermetures scolaires afin d’éviter une fracture territoriale inacceptable. Son projet de loi vise à préserver l’accès aux écoles pour les zones rurales et les quartiers défavorisés confrontés à des défis croissants.
À compter du prochain septembre, 32 écoles drômoises et 12 ardéchoises fermeront leurs portes, entraînant la suppression de près de 4 000 postes d’enseignants pour la rentrée 2026. Le Ministère de l’éducation nationale justifie ces décisions par une baisse prévue du nombre d’élèves. Cependant, Marie Pochon insiste sur les conséquences humaines : des trajets interminables pour les enfants, des familles sous pression et un renforcement des inégalités territoriales.
« En France, le taux d’élèves par classe reste l’un des plus élevés en Europe », explique-t-elle. Elle a obtenu le soutien de sénateurs de droite, dont la sénatrice Marie-Pierre Mouton et le sénateur Mathieu Darnaud, mais critiquent également le « double discours » des décideurs ayant voté le budget 2026. « Ce n’est pas une question technique mais politique de ne pas investir dans l’école de nos enfants », souligne-t-elle.
Pour elle, la solution réside dans un moratoire immédiat pour sauver les écoles rurales avant que leur disparition ne détruisent définitivement le tissu social et territorial.