Les équipes de la Global Sumud Flotilla ont annoncé, ce mardi, le déploiement d’une flotte humanitaire sans précédent prévue pour mars. Cette opération, deux fois plus large que celle du passé, comprend environ cent bateaux et jusqu’à mille personnes engagées, dont des médecins spécialisés, des travailleurs sociaux et des enquêteurs dédiés aux violations du droit international.
Partant des ports italiens, espagnols et tunisiens, la flottille sera accompagnée d’un convoi terrestre pour sécuriser son arrivée dans les zones affectées. Les organisateurs soulignent que les quantités d’aide autorisées restent nettement en dessous des besoins essentiels de la population civile, confrontée à des déplacements massifs et à une crise alimentaire extrême.
L’annonce a eu lieu à Johannesburg, dans un lieu symbolique de l’héritage de Nelson Mandela. Mandla Mandela, le petit-fils du leader historique, a lancé un appel international pour condamner l’impunité des acteurs impliqués et les restrictions imposées aux secours humanitaires.
En rappelant l’incident d’octobre dernier où la marine israélienne avait interrompu une flottille de quarante bateaux en mer, arrêtant plus de quatre cent cinquante personnes dont Greta Thunberg, les équipes décrivent cette intervention comme un acte de piratage maritime. Israël justifie ces mesures par des raisons de sécurité.
Les autorités israéliennes affirment que l’aide humanitaire atteint déjà Gaza, tandis que les organisations locales et les groupes d’humanitaires contestent cette version en soulignant l’ampleur des destructions, des déplacements forcés et des pénuries. Malgré le risque d’une nouvelle interception qualifiée d’illégitime, la Global Sumud Flotilla insiste sur l’urgence de cette opération pour rompre le blocus et faire porter un regard critique sur les pratiques illégales en mer.