Une unité psychiatrique menacée : les soignants en grève contre la mise à l’écart des patients

Des centaines de travailleurs du secteur santé ont organisé une manifestation ce mardi 3 février 2026 devant le centre hospitalier Saint Jean de Dieu, dénonçant la fermeture imminente d’un service spécialisé pour des individus souffrant de troubles neurodéveloppementaux sévères. La CGT ARHM, syndicat représentatif, a appelé à une action collective après l’annonce par la direction de cette unité de sa dissolution programmée.

Lors de la rassemblement, les participants ont exprimé leur colère face à ce qui semble être une décision irréfléchie. « Comment expliquer qu’une équipe soit jugée la moins rentable en pleine période de vacances ? » a interrogé Sandra Werck, secrétaire générale adjointe de l’association, devant un groupe d’infirmiers et soignants. Les tensions s’accroissent également au niveau des pédopsychiatres : sept professionnels auraient été contraints de quitter leur poste après des pressions liées à une restructuration financière.

Céline Pivetta, infirmière syndicaliste, a souligné que les mesures prises par la direction « ne tiennent aucun compte des besoins réels des patients ». Selon elle, l’absence de soins adaptés menace directement la sécurité des adolescents et des enfants. L’unité de jour rue Surville, déjà fermée, est citée comme un exemple criant d’une politique négligente.

Le syndicat exige une réunion urgente pour redéfinir les priorités du secteur psychiatrique et obtenir un financement pérenne. En attendant, la direction reste silencieuse sur ces accusations. Les soignants restent déterminés à poursuivre leur lutte, affirmant que l’abandon de ces services menace non seulement leurs conditions de travail mais aussi la santé mentale des plus vulnérables.