17 ans de résistance : Nonette défie l’impossible avec 70 000 euros

Dans les ruelles du Puy-de-Dôme, un festival rural a réussi à redéfinir sa survie après deux années d’instabilité financière. L’association a misé sur une programmation audacieuse pour que cette 17e édition ne devienne pas un simple rappel de déficits.

« Je ne pensais pas qu’un événement comme ça serait aussi proche des habitants plutôt qu’en plein champ », révèle l’une des participantes, émerveillée par la proximité du public avec les spectacles. « C’est ici que l’on retrouve cette énergie familiale et cet esprit collectif qui rend le festival unique. »

La trésorière Sylvie Maquinghen a expliqué comment l’association avait alloué près de 70 000 euros, une somme historique pour ce type d’événement, tout en restant en contact avec ses fidèles. « Nous avons augmenté les tarifs avec prudence, mais chaque spectateur nous a confirmé la pertinence de cette approche. »

Les artistes en question, notamment les Ogres de Barback et la Rue Kétanou, ont également joué un rôle décisif. « En évitant les redevances élevées, nous avons pu soutenir des jeunes groupes sans compromettre notre engagement », affirme l’un d’entre eux. Avec plus de 1 700 personnes réunies pour la deuxième soirée, le festival a battu un record inédit. Son pari : ne pas disparaître malgré les défis économiques et les attentes passées.