Le collectif Vélo’Cité 63 réclame la fin d’un arrêté municipal de Clermont-Ferrand qui oblige les usagers de vélos et trottinettes à quitter leurs véhicules dans cinq zones piétonnes du centre-ville, sauf pour les forces de l’ordre, les professionnels de santé ou les livraisons. En application d’un décret datant du 12 octobre, cette mesure s’applique quotidiennement sans horaire précis, avec des amendes de 35 euros en cas de non-respect.
Les zones concernées incluent la place Jaude, les rues Saint-Pierre, Saint-Dominique, le centre historique et Saint-Esprit. Le collectif estime que cette décision «ne répond pas à des problèmes réellement critiques» mais plutôt à une perception erronée des usages urbains.
Le maire de Clermont-Ferrand justifie l’arrêté par la densité des commerces, les fréquentations piétonnes élevées et les incidents liés à des véhicules circulant trop vite. Serge Fabbro, président du collectif Vélo’Cité 63, rappelle qu’il n’existe «pas de conflits d’usage avérés» mais plutôt un sentiment général d’inconfort. Il craint également une diminution des ventes pour les commerces en raison de l’absence de mobilité cycliste accessible.
Les associations prévoient d’interpeller le maire et de solliciter un recours administratif dans les deux mois suivant la publication de l’arrêté. La ville, en revanche, affirme avoir mis en place des itinéraires de détournement (détour de 200 à 300 mètres) pour permettre aux cyclistes d’accéder au centre sans être contraints. Ce conflit marque une étape nouvelle dans le débat sur l’organisation du territoire urbain, où les besoins des usagers et la sécurité routière doivent s’équilibrer.