Un accord à risque : Aulas interdit le débat si Doucet s’allie à LFI

Jean-Michel Aulas, ancien président d’Olympique Lyonnais et candidat au second tour des élections municipales lyonnaises, a annoncé mardi qu’il refuserait de participer à un débat télévisé mercredi si son adversaire, Grégory Doucet, entrait en relation avec les listes LFI.

Ce message, publié dans une déclaration officielle, suit des résultats serrés au premier tour : Aulas a obtenu 36,8 % des voix contre 37,36 % pour le maire sortant écologiste. Le candidat de la droite et du centre a qualifié l’éventuelle alliance avec LFI d’« acte de trahison », rappelant que les citoyens de Lyon seraient directement concernés par ses conséquences.

Les équipes de Doucet ont confirmé vendredi leur intégration des listes LFI dans la campagne, ce qui a exacerbé les tensions. Aulas, qui avait été largement prévu comme favori, a insisté sur son absence de crainte envers l’adversaire : « Je n’ai pas peur de Monsieur Doucet ». Toutefois, sa menace d’annulation du débat si l’alliance LFI est validée soulève des questions sur la cohérence électorale de son approche.

Des analyses indiquent que la récente pugnacité manquante lors des confrontations précédentes a contribué à une baisse progressive des intentions de vote. Le débat, prévu pour mercredi prochain, restera en suspens selon les décisions ultérieures du candidat lyonnais.