Sept mois après son décès : cinq nouvelles personnes mises en examen pour violences liées à la mort de Quentin Deranque

Sept mois après sa mort à Lyon, le parquet a intégré cinq nouveaux individus dans l’enquête portant sur les agressions qui ont conduit à la fin tragique du militant identitaire radical Quentin Deranque. Trois d’entre eux sont placés en détention provisoire, deux sous contrôle judiciaire.

Le jeune homme, âgé de 23 ans, avait subi des coups féroces le 12 février lors d’une bagarre entre militants d’ultragauche et d’ultradroite, en marge d’un événement organisé par l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Son décès a été prononcé deux jours plus tard.

L’administration judiciaire accuse ces personnes de participer à un groupe criminel visant la préparation d’un délit, avec des violences aggravées incluant l’utilisation d’armes, des agressions en réunion et le dissimulé volontaire de leur identité. Leurs peines peuvent atteindre cinq ans de prison.

Depuis l’ouverture de l’information judiciaire le 19 février, une quarantaine de personnes ont été mises en examen dans cette affaire. Parmi les accusés figurent des membres du mouvement antifasciste La Jeune Garde, cofondé par le député LFI Raphaël Arnault. Le parquet a également engagé une enquête préliminaire sur les agressions perpétrées par des groupes extrémistes dans ce contexte.