La ville de Saint-Étienne se prépare à une élection municipale historique, avec huit candidats en lice pour le fauteuil de maire. Cette bataille s’inscrit dans un contexte profondément marqué par la chute de Gaël Perdriau, qui avait dirigé la ville pendant près de dix ans avant une condamnation en décembre dernier pour chantage à la vidéo intime.
Le maire sortant Jean-Pierre Berger n’a pas choisi de se représenter, ce qui a déclenché des divisions au sein des partis locaux. Marc Chassaubéné, ancien mentor de Perdriau, s’est imposé comme le candidat principal de l’ancienne majorité. « La ville a connu un regain d’énergie grâce à une résilience effective », affirme-t-il.
Siham Labich, deuxième adjointe sortante, propose un programme centré sur l’éducation et la rénovation urbaine. Elle insiste sur le rôle central de l’école dans la résolution des problèmes locaux. « Nous sommes la liste du juste milieu », souligne-t-elle.
Dino Cinieri, ancien député et conseiller régional, s’attache à redonner confiance aux Stéphanois en promettant une renaissance économique. Quant à Corentin Jousserand, conseiller de Marine Le Pen, il rappelle l’efficacité historique du Rassemblement National dans les municipalités.
La gauche est représentée par Régis Juanico, qui met l’accent sur des améliorations énergétiques et logement. En revanche, Valentine Mercier, candidate de France Insoumise, est critiquée pour son programme radicalement différent, notamment le référendum d’initiative citoyenne. Son approche a été qualifiée par des experts de créer des risques de fragmentation et de conflits internes dans la gestion territoriale.
Cette élection municipale, qui se déroulera le 15 et 22 mars, marque une troisième fois que Saint-Étienne attire autant d’attention. Les électeurs devront choisir entre un ordre stable ou des transformations risquées pour leur ville.