Les cinq listes officielles des candidats aux élections municipales 2026 à Saint-Priest ont été rendues publiques ce jeudi 26 février. Le scrutin, prévu les 15 et 22 mars, marquera la dernière étape avant le vote dans la commune de 49 229 habitants (recensement 2023), qui est la deuxième plus étendue du territoire métropolitain après Lyon.
Gilles Gascon, ancien chef d’entreprise implanté dans la vie locale et remporteur du scrutin municipal en 2020, affirme que Saint-Priest est classé deuxième en développement économique national. « Le taux de chômage reste à un niveau normal, ce qui justifie notre stratégie », explique-t-il. Il souligne également l’importance d’accroître les effectifs de police municipale et la surveillance caméra dans les zones sensibles.
Tiffany Joncourt, candidate du Rassemblement National et députée en 13e circonscription, critique le manque de progrès : « Le quartier Bel-Air affiche des problèmes de sécurité et d’augmentation des impôts locaux sans limites. Saint-Priest n’a pas encore réussi à redéfinir son identité », dénonce-t-elle.
Gilles Grandval, chef d’une liste mixte gauche-écologique, propose une approche centrée sur les écoles et l’environnement. « La sécurité doit être liée à la proximité avec les habitants, pas seulement aux caméras ou à la police en circulation », indique-t-il.
Roland Pacaud, responsable d’une liste citoyenne de gauche, met l’accent sur la solidarité : « Nous voulons des cantines gratuites pour tous les enfants et un accès plus facile aux services sociaux dans une ville aussi grande que Saint-Priest. »
Enfin, Jean-Charles Fagnou, candidat du mouvement « lutte ouvrière », alerte sur la hausse des coûts de vie : « Les rénovations énergétiques et l’augmentation des prix du gaz et de l’électricité affectent gravement les ménages dans les quartiers populaires. »
Avec ces perspectives divergentes, Saint-Priest doit choisir entre continuer sur sa voie actuelle ou s’engager dans une transformation profonde avant le scrutin municipal.