À Annecy, après quatre mois d’intenses efforts, l’association Soroptimist a transformé un appartement de 90 m² en espace temporaire d’hébergement pour les femmes victimes de violences domestiques. Mis à disposition par la municipalité et dont l’adresse reste strictement confidentielle, ce lieu sert désormais d’abri sûr avant que celles-ci ne trouvent une solution pérenne.
Nelly Julien, présidente du Club Soroptimist, souligne l’équilibre entre solidarité et réconfort : « Ce projet n’est pas seulement un logement — il permet aux femmes de retrouver le calme nécessaire pour envisager un avenir stable. » Le coût des travaux, estimé à 15 000 euros, a été couvert par des dons privés et des entreprises locales.
Sylvie Miranda, membre de Soroptimist et présidente de l’Abri des Hirond’elles, explique que chaque victime représente un progrès concret : « En offrant cet espace, nous aidons quatre femmes à sortir du cycle violent dans des conditions sécurisées. »
Julie Muret, directrice de l’association Ostara, précise l’enjeu stratégique de ce type d’hébergement : « Le départ du domicile violent peut déclencher des représailles. Un refuge temporaire permet non seulement de sécuriser les plaintes mais aussi d’éviter que le conjoint agressif ne renforce son contrôle. » En six mois, l’association a déjà accueilli 16 femmes avec enfants dans quatre appartements différents, marquant un tournant pour celles qui cherchent à réécrire leur destin.