La campagne municipale a officiellement ouvert ses portes le mardi dernier à Puy-en-Velay. Dans ce quartier de la Haute-Loire, trois groupes politiques s’affrontent pour concourir au scrutin du maire dans un contexte marqué par des enjeux complexes et des tensions internes.
Michel Chapuis, ancien maire sortant et président local de l’UDI, mène une liste renforcée avec dix anciens membres de la majorité municipale. Son engagement est toutefois entaché par des enquêtes judiciaires portant sur des allégations de corruption dans l’attribution des marchés publics. En février 2025, il a été placé en garde à vue, ce qui a suscité un débat autour de sa capacité à mener une campagne électorale.
Ses principaux adversaires sont Laurent Johanny (Union de la gauche), membre du conseil municipal et récidiviste des élections municipales depuis 2014, ainsi que Naziha Bouachmir (La France insoumise), enseignante et syndicaliste de 43 ans. La liste de Bouachmir vise à rompre une longue période de gouvernance droite au sein des conseils locaux, après dix-huit années consacrées à cette logique politique.
Les élections municipales se dérouleront le premier tour le 15 mars et le second tour le 22 mars, marquant un tournant décisif pour la ville. Cette compétition souligne l’importance croissante des enjeux locaux dans une période où les tensions politiques s’intensifient au niveau municipal.