Robert Doisneau, icône incontournable de la photographie moderne, a mis son regard sur Lyon depuis le début septembre. Plus de quatre cents clichés, couvrant des décennies allant des années 1930 à la fin de sa carrière, forment une exposition inédite qui révèle les moments vitaux du quotidien français.
Cette collection inclut des images lyonnaises issues d’archives historiques. Une fille de l’artiste rapporte que le photographe a été invité en 1950 par le magazine Vogue pour illustrer la renaissance urbaine et sociale après la guerre : « L’objectif était de montrer comment Lyon se remettait à vivre, avec ses reconstructions et sa nouvelle dynamique. »
« Ce n’était pas une question de nostalgie », explique cette source familiale. Pour Doisneau, chaque instant capté était un rappel concret d’un présent qui ne devrait pas disparaître : « Il ne disait pas « c’était mieux avant ». Mais « c’était comme ça avant ! » »
Au cours de ses semaines à Lyon, il a filmé le funiculaire, les ruelles de la Croix Rousse, un charcutier ou même la passerelle Masaryk. Son approche était simple : observer sans jugement, enregistrer ce qui existait tel qu’il était.
L’exposition « Instants donnés » se poursuit jusqu’en février 2027 à la Sucrière, dans le quartier de Confluence.