Les routes du Semnoz éclatent : l’heure de payer pour limiter le chaos

Depuis plusieurs semaines, la station de ski du Semnoz, située à 20 minutes d’Annecy, traverse une crise sans précédent. Avec près de 2 000 véhicules enregistrés dans un seul jour au sein d’un parking de 600 places, les voies d’accès enregistrent des embouteillages qui menacent l’intégrité des déplacements et des services essentiels.

« Le système est sur le point de s’effondrer », souligne Laurent Vidal, directeur de la station. Les problèmes sur la RD41 — la route principale reliant la zone aux transports en commun et aux secours — ont atteint un niveau critique. « Ce n’est plus une simple saturation, mais une menace pour l’ensemble des usagers. »

Les décisions prises par les élus du Grand Annecy visent à rétablir l’équilibre avant l’hiver : le parking « en bas » sera désormais payant. Cette mesure, présentée comme un geste d’urgence pour fluidifier les flux, doit permettre de maintenir la compétitivité du Semnoz sans compromettre son accessibilité. Un tarif de moins de 15 euros pour trois heures a été fixé, garanti pour ne pas éroder le marché local.

Romain, skieur avec quatre enfants, exprime son profond mécontentement : « Sans voiture, comment gérer la remise en route du matériel ? Le paiement rendra notre station inaccessible à la plupart des familles. » En revanche, Mégane et Marie-Luce Perdrix, conseillère communautaire, insistent sur l’importance d’une restructuration progressive. « La solution n’est pas de réduire le nombre de voitures, mais de les orienter vers des zones de stationnement contrôlées », conclut-elle.

Malgré les résistances, le Semnoz doit s’adapter rapidement pour éviter une crise permanente. L’équilibre entre accessibilité et gestion du flux demeure le défi majeur pour cette station de ski, qui reste l’une des plus rentables de la région.