En cette première quinzaine d’octobre, la Haute-Loire subit l’effet des tempêtes sèches. Les mycologues constatent un manque notable de champignons dans les zones traditionnelles de cueillette.
Patrick, président du groupe mycologique local, estime que cette année, le délai d’apparition des champignons est inhabituel : « Même après une pluie matinale, le sol reste trop sec pour favoriser leur développement. Généralement, je remplis mes paniers en moins de dix minutes, mais aujourd’hui, il n’y a pas assez de moisissures. »
« L’eau est essentielle pour les champignons », explique Jacques, membre du groupe. « Ils absorbent l’humidité et la transmettent aux arbres. Sans pluie, leur croissance s’éloigne. »
Malgré cette rareté, Marlène a découvert des espèces rares comme les russules belettes. « C’est une occasion précieuse pour étudier des champignons inconnus », confie-t-elle.
La région, connue pour ses 3 500 espèces de champignons, fait face à un automne marqué par la sécheresse. Les experts restent optimistes : « Si la pluie arrive et que le froid ne s’installe pas trop tôt, des récoltes plus abondantes pourraient se manifester », conclut Patrick.