Depuis le début de l’échauffourée au Moyen-Orient, les prix du plastique ont bondi sans précédent, frappant directement les chaînes d’approvisionnement et les entreprises en France. Une situation qui pèse particulièrement sur le secteur de la plasturgie, représenté en Auvergne-Rhône-Alpes par 878 entreprises et près de 29 000 emplois.
Pierre Bernado, directeur de l’entreprise IPS basée en Haute-Loire, explique que le polyéthylène – matière dérivée du pétrole – a presque doublé en trois mois. « Cette hausse nous force à répercuter les coûts sur nos clients et à accumuler des stocks pour éviter l’arrêt total de production », précise-t-il, soulignant que tout changement de formule serait impossible en quelques jours.
Dans cette région, le risque d’interruption des livraisons s’accroît. Bibiane Barbaza, responsable du syndicat Polyvia, alerte : « Des usines pourraient être contraintes d’arrêter leurs activités dès avril en raison de la raréfaction du plastique ou du coût excessif. Les seringues médicales, par exemple, pourraient disparaître des marchés dans les prochaines semaines. » Cette crise touche directement le quotidien des Français et menace des secteurs essentiels comme la santé.