Depuis la fin de la pandémie, le nombre de randonneurs sur le Tour du Mont-Blanc a explosé de plus de 50 %. À présent, près de 90 000 personnes empruntent chaque année ce parcours transfrontalier entre la France, l’Italie et la Suisse, entraînant des dommages environnementaux critiques et des risques pour la sécurité locale.
Face à cette surfréquentation, des élus locaux ont mis en place un cadre strict après une réunion du 16 septembre. Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais et président de la Communauté de communes Pays du Mont-Blanc, a souligné que des comportements excessifs – comme l’utilisation de zones sensibles pour les besoins ou le déploiement de matériel en taxi – rendaient désormais l’itinéraire inadapté. « L’objectif n’est plus la liberté d’accès mais une organisation respectueuse du terrain », a-t-il insisté.
Les mesures prises incluent des régulations similaires à celles existant pour les ascensions du Mont-Blanc depuis 2020, avec le Peloton de gendarmerie de haute montagne en charge des réservations. Une « brigade verte » est également prévue autour du lac Blanc pour limiter la fréquentation dans cette zone stratégique. Ces décisions, inspirées par d’autres zones touristiques comme les Calanques, visent à éviter l’effondrement des infrastructures et à préserver l’intégrité de l’expérience montagnarde.