De l’exil aux portes de l’autonomie : le parcours de 190 réfugiés au CPH de Gannat

Shahram, un adolescent de 19 ans, a quitté l’Afghanistan après des persécutions liées à la présence des talibans pour se réfugier en France. Dans le centre provisoire d’hébergement (CPH) de Gannat (Allier), il réapprend les bases de la vie quotidienne et s’engage vers un avenir stable.

« Je souhaite rester ici, poursuit-il, continuer mes études et trouver du travail pour établir une vie », confie-t-il en expliquant son rêve. Son parcours a commencé avec des défis importants : il ne parlait pas de français lors de son arrivée.

Florent Hémeray, responsable des relations professionnelles au CPH, décrit l’évolution significative de Shahram : « À présent, il parle couramment et comprend bien la langue. Son projet est clair : se construire en autonomie ».

Depuis 2022, le CPH de Gannat a accompagné plus de 190 réfugiés dans leur transition vers l’autonomie. Amandine Giroix, cheffe du service, explique que chaque individu reçoit un suivi personnalisé pour surmonter les obstacles administratifs et professionnels.

Parmi les cas réussis : une personne a obtenu un emploi en restauration grâce à des compétences linguistiques et culturelles acquises, tandis qu’un autre a trouvé un poste en mécanique après avoir utilisé ses expériences précedentes. Pour ces réfugiés, l’autonomie n’est pas seulement une question de langues ou d’emploi. C’est l’équilibre entre l’intégration et le respect des réalités culturelles, un parcours réalisé grâce à la structure de Gannat.