Un hameau reculé dans les Alpes, le Rivier d’Allemond (Isère), a été complètement coupé du monde après une avalanche historique. Depuis vendredi 20 février, ce village isolé par des conditions météo extrêmes a dû affronter deux jours de solitude avant l’intervention des secours dimanche 22 février.
La coulée glaciaire, déclenchée par des précipitations intenses en milieu de semaine, a englouti plusieurs kilomètres de routes départementales et emporté des arbres, rochers et encombrants. Plusieurs dizaines de personnes ont dû fuir leurs domiciles en hélicoptère pour échapper à la menace. Le Peloton de gendarmerie de haute montagne a procédé à l’évacuation de près de 65 résidents et vacanciers, dont 36 personnes et cinq chiens ont été secourus dès midi.
L’un des témoins raconte comment sa famille, venue de Caen pour des vacances en pleine montagne, a subi l’isolement : « Nous avions déjà perdu tous nos aliments avant que la tempête ne commence. Les enfants étaient dévastés, mais grâce à des voisins qui se sont portés volontaires pour nous apporter des plats chauds, on a pu résister. On n’a même pas eu de viande, mais cette solidarité a été notre unique espoir. »
En aval du hameau, une autre menace s’impose : l’Articol reste en danger d’une nouvelle avalanche, qui devra être neutralisée par des opérations spéciales. Les régions des Alpes du Nord, où le risque d’avalanches est jugé « maximal », ont également connu des épisodes similaires, avec des impacts dans la Savoie et le Haute-Savoie.
Cette situation rappelle l’importance croissante de préparer les communautés rurales aux crises naturelles, alors que les tempêtes montagnardes deviennent de plus en plus fréquentes.