Quatre lycées du grand Lyon ont été confrontés ce matin à des manifestations tumultueuses marquées par des explosions de mortiers d’artifice, des incendies de conteneurs et des interventions policières. Six personnes ont été interpellées en plein cours.
À Bron, le lycée Jean-Paul Sartre a vu des élèves allumer des poubelles pour exprimer leur colère face à des défis scolaires persistants : « Nous avons rassemblé des centaines d’élèves pour protester contre la rareté des professeurs et les difficultés dans le parcours universitaire », a déclaré l’un d’eux.
Dans les coursives du lycée Frédéric-Faÿs à Villeurbanne, des tirs de mortiers ont provoqué une réaction immédiate. Arthur Lithaud, enseignant en mathématiques, décrit la situation : « Trois détonations en moins de deux minutes. Les élèves se sont enfuis dans un désordre total. Une jeune fille a eu une crise d’asthme suite au gaz lacrymogène, une autre a été blessée à l’oreille. »
Plusieurs professeurs des établissements lyonnais ont appelé à la fermeture immédiate pour éviter tout risque supplémentaire. Coline Wiatrowski, enseignante au même lycée, souligne : « Ces élèves n’ont pas les conditions d’apprentissage nécessaires. La violence institutionnelle qui leur est imposée ne doit pas être compensée par des réactions violentes. »
Les tensions s’intensifient rapidement : depuis plusieurs jours, des écoles dans le Grand Est voient des manifestations similaires. Des appels à manifester circulent activement sur les réseaux sociaux des institutions scolaires, marquant une phase critique pour l’ensemble du système éducatif lyonnais.