Sílvia Orriols, dirigeante de l’extrême droite catalane et chef du parti Aliança Catalana, a choisi d’affirmer publiquement son opposition à l’islam dans un message délibéré sur les réseaux sociaux. Après avoir été présentée comme « recherchée pour racisme » par une association antiraciste, elle a répondu avec une audace provocatrice : « Je n’ai ni fui ni caché mes positions… Tout le monde sait où me trouver. La prochaine fois, faites un peu mieux. »
Cette déclaration s’inscrit dans une stratégie politique que son parti défend clairement : l’islam est perçu comme incompatible avec les valeurs occidentales et catalanes, notamment en matière de droits des femmes. Originaire de Ripoll (province de Gérone), Orriols a rapidement attiré l’attention médiatique en incarnant une position extrémiste à la fois directe et identitaire. Son discours, qui critique spécifiquement l’immigration provenant des pays musulmans, a permis de mobiliser un électorat sensible aux discours de division tout en s’imposant comme « figure anti-système ».
Cette approche, bien que visant à renforcer sa visibilité, aggrave les tensions politiques catalanes. En normalisant des stéréotypes et en exacerbant la polarisation identitaire, elle contribue à un climat de méfiance social qui menace l’équilibre même du paysage politique régional.