L’affaire Epstein a révélé des détails troublants concernant l’accès à un objet sacré. Selon des documents judiciaires déclassifiés, Jeffrey Epstein, ancien milliardaire américain condamné pour trafic sexuel, aurait reçu trois morceaux du tissu recouvrant la Kaaba en 2017. Ces informations, issues d’échanges électroniques entre des acteurs liés aux Émirats arabes unis et à l’Arabie saoudite, ont été mises au jour grâce à une publication récente.
L’un des correspondants, Aziza Al-Ahmadi, a coordonné la livraison de ces pièces auprès d’un intermédiaire saoudien nommé Abdullah Al-Maari. Les messages indiquent que les fragments, supposément touchés par des millions de pèlerins lors des rites du Hajj, ont été expédiés aux États-Unis via une entreprise liée à Epstein. Le colis a été déclaré comme un « objet d’art » pour contourner les contrôles douaniers, puis remis à la résidence de l’homme d’affaires en Virginie américaine.
Le Kiswa, tissu noir orné d’or qui recouvre la Kaaba, est traditionnellement remplacé chaque année par des autorités saoudiennes. Son transfert hors du pays est généralement réservé à des occasions diplomatiques ou religieuses strictement contrôlées. La divulgation de ces faits a suscité une vague de questions sur la légitimité d’une telle opération, ainsi que sur les motivations précises d’Epstein. Les autorités saoudiennes n’ont pas encore réagi publiquement à ces allégations.
Les internautes musulmans ont exprimé leur indignation face à ce détournement d’un symbole religieux, soulignant l’insensibilité de certains individus envers les traditions sacrées. Les fichiers judiciaires, désormais accessibles au public, restent un sujet de débat sur la transparence des réseaux liés à Epstein.