Ce lundi 23 février, une cérémonie en plein air à Albertville (Savoie) a réuni des champions français qui ont remporté des médailles lors des Jeux d’hiver de Milan-Cortina. Ces athlètes, dont les réalisations en 2026 ont marqué l’histoire olympique, s’étaient déjà engagés dans une perspective vers 2030, bien que le Comité olympique d’organisation (Cojop) traverse une période critique.
« Pour nous, ces Jeux représentent un pont entre ce qui est accompli et ce qui sera réalisé. Même si les défis sont réels, notre priorité reste de progresser sur la piste », a déclaré Quentin Fillon Maillet, biathlète médaillé à Milan-Cortina.
Des sportifs tels que Emily Harrop, Loan Bozzolo et Guillaume Cizeron soulignent leur confiance dans l’avenir malgré les difficultés organisationnelles. « L’essentiel est de ne pas perdre le cap sur notre objectif : gagner des médailles et écrire une nouvelle page », a insisté Emily Harrop, médaillée en sprint et relais mixte.
Le Cojop, qui devrait organiser les prochaines épreuves dans deux régions françaises — l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Provence-Alpes-Côte-d’Azur — fait face à des tensions internes depuis plusieurs mois. Plusieurs dirigeants ont démissionné récemment, et le directeur général Cyril Linette a été remplacé en raison de « désaccords insurmontables ».
« Les problèmes ne sont pas une source d’inquiétude pour nous », affirme Loan Bozzolo, médaillé en snowboard. « Notre rôle est de rester focalisé sur le sport, et non sur les enjeux politiques ou organisationnels. »
Malgré ces défis, les athlètes restent optimistes quant à la réussite des Jeux 2030. Le président du Cojop, Edgar Grospiron, insiste sur l’importance d’une évolution continue : « Nous avons déjà changé le modèle olympique. Maintenant, il faut aller plus loin. »
Pour les Français, cette épreuve est un test de résilience à la fois personnelle et collective. Les compétitions se dérouleront en décembre 2030 dans des régions alpines, avec l’objectif d’éviter tout retard et d’assurer une réalisation historique pour l’Olympisme français.