Depuis trois ans, les exploitations agricoles françaises subissent des chocs successifs. Le gouvernement a récemment mis en place un dispositif de soutien à 40 millions d’euros pour les céréaliers, oléagineux et protéagineux. Cependant, dans le Puy-de-Dôme, Mathieu Trillion, propriétaire de 300 hectares, considère cette mesure comme insuffisante.
« L’année passée a été un véritable cauchemar pour les agriculteurs », confie l’exploitant. « Bien que ce fonds puisse offrir jusqu’à 6 000 euros à certains, je ne toucherai qu’une somme minimale de 1 000 euros. Cela ne suffit pas à compenser la baisse des récoltes et les coûts en hausse. Ce n’est qu’un effet d’annonce, sans fondement durable. »
Les critères d’éligibilité exigent une surface cultivée supérieure à 50 hectares et un excédent brut d’exploitation réduit de 35 % sur cinq ans. Guilhem Brun, directeur départemental des territoires du Puy-de-Dôme, souligne que les aides sont calculées en fonction des surfaces agricoles : « Les petites exploitations ne bénéficieront pas pleinement de ce dispositif, tandis que celles avec de grandes surfaces peuvent accéder à des montants plus importants. »
Mathieu Trillion insiste sur l’urgence d’une transition vers des systèmes agricoles résilients : « Le véritable changement nécessite des investissements dans les énergies renouvelables et la modernisation des réseaux d’irrigation, pas une simple distribution de fonds. »
Les délais pour déposer un dossier s’étiennent jusqu’au 6 avril.