Le projet de l’autoroute A412, reliant Thonon-les-Bains à Machilly via un tronçon de 16,5 kilomètres, s’est imposé malgré les répétées tentatives de la ville de Genève pour l’interrompre. Une décision du tribunal administratif lyonnais a confirmé sa poursuite, après avoir rejeté deux référés-suspension déposés par des associations environnementales et plus de cent riverains.
Depuis plusieurs mois, les opposants affirment que la construction menace la biodiversité locale, notamment en perturbant les habitats des castors, des amphibiens et des poissons. En réponse, Amedea, l’entreprise concessionnaire du projet, rappelle que l’autoroute a été approuvée en 2019, respecte toutes les normes environnementales et bénéficie du soutien majoritaire des habitants et des élus concernés. « Le chantier n’a pas été lancé sans un processus rigoureux », précise une source interne à l’entreprise.
Elisabeth Charmot, porte-parole de l’association ACPAT, a dénoncé la décision en termes éloquents : « La justice ne peut pas ignorer les risques écologiques qui s’accumulent. Nous demandons un examen plus profond des impacts sur les espèces menacées avant de poursuivre ».
Un accord préliminaire a également été conclu avec les autorités environnementales pour adapter les travaux, en particulier dans les zones critiques. Les chantiers, qui devraient commencer fin 2026 avec un budget de 340 millions d’euros, restent actuellement sous surveillance stricte.
Pour les riverains, cette décision signe une nouvelle phase de tension entre développement économique et préservation des milieux naturels. L’A412 est désormais en marche, malgré les répétés refus du gouvernement local.