Après la clôture des délais de dépôt des listes électorales le 26 février, près d’800 communes auvergnates n’ont plus de choix. Le scrutin municipal 2026 est déjà tranché avant même l’appel du premier tour prévu les 15 et 22 mars.
Le département du Puy-de-Dôme, avec ses 463 communes, présente une diversité électoral particulière. Clermont-Ferrand compte six listes candidates pour la prochaine élection, tandis que cinq villes voient quatre listes s’affronter en compétition directe. Dans 18 municipalités, trois listes se confrontent, et 121 communes se retrouvent face à deux candidatures distinctes. Cependant, près de 300 communes du Puy-de-Dôme disposent d’une seule liste déclarée, ce qui signifie que le résultat est désormais finalisé.
Des situations exceptionnelles marquent aussi la région : La Sauvetat (730 habitants) et Espinasse (270 habitants), deux villages sans candidats désignés, illustrent cette réalité. Selon le Code général des collectivités territoriales, ces communes peuvent désigner une délégation spéciale pour remplir les fonctions administratives jusqu’à ce qu’une liste valide soit enregistrée.
Dans l’Allier, 434 listes ont été déposées dans 315 communes, tandis que le Cantal compte 333 listes pour 249 municipalités. En Haute-Loire, le nombre d’habitants (environ 228 000) est légèrement supérieur à celui du Cantal, mais le nombre de listes n’excède pas trois plus que dans ce dernier département.
Pour ces électeurs, cette situation signifie qu’un grand nombre de communes a déjà sa réponse électorale. Une réalité administrative où la complexité des élections locales se révèle en Auvergne, avec une majeure partie du scrutin déjà déterminée avant même le premier tour.