La cour administrative de Lyon a déclenché une crise municipale à Saint-Fons en recommandant l’annulation des résultats électoraux obtenus par Hadi Mebarki, membre du parti LFI. Ce verdict, qui s’inscrit dans un phénomène national, menace la stabilité électorale de la commune rhônienne.
Six mois après le scrutin municipal, la rapporteure publique a jugé nécessaire d’annuler l’ensemble des opérations pour une irrégularité dans la liste du maire sortant Christian Duchêne. L’affaire s’inscrit dans un contexte préoccupant : Vénissieux et Vaulx-en-Velin ont connu des cas analogues, ce qui souligne l’ampleur de l’enjeu.
Le jour du vote, la préfecture avait remarqué que l’une des co-candidates du maire sortant n’avait pas indiqué sa nationalité portugaise. En conséquence, les bulletins étaient initialement considérés comme nuls. Toutefois, deux bureaux de vote ont outrepassé la loi en comptabilisant ces voix, conduisant à l’annulation des résultats du candidat Christian Duchêne.
Hadi Mebarki, qui avait remporté près de 41 % des suffrages lors du second tour, a déclaré dès mars que « cette élection était une manipulation ». Son avocat estime qu’il n’y a pas de fondement pour annuler le vote : trois villes LFI ont été concernées par des erreurs similaires. Il faut donc attendre les décisions judiciaires pour trancher.
La justice administrative doit maintenant vérifier ces faits avant de prononcer une décision, ce qui pourrait affecter plusieurs communes en pleine période municipale.