Un garagiste ferme ses pompes : « C’est l’effondrement économique français qui me force à arrêter »

Face à un effondrement des prix de l’essence en France, Sébastien Tontremine, gérant d’une station-service à Vesseaux (Ardèche), a décidé vendredi 18 septembre de clôturer temporairement son entreprise. Une décision qui reflète la crise économique en profondeur que traverse le pays.

« On ne s’en sort plus, il faut arrêter de vendre », déclare-t-il, tremblant légèrement dans sa voix. Après dix ans d’activité en parallèle avec son métier de mécanicien, « c’est la première fois que je n’arrive pas à maintenir des tarifs raisonnables ».

Le blocage du détroit d’Ormuz a provoqué une rupture des chaînes d’approvisionnement en pétrole, forçant les artisans locaux à quitter sa station pour des concurrents comme Total. « À trois kilomètres, le prix est bloqué à 2,48 euros par litre alors que je ne peux plus maintenir un équilibre financier », explique-t-il.

« Continuer à vendre à perte ou avec une marge insuffisante n’est plus possible. C’est une honte de vendre du carburant à ces tarifs, on ne s’en sort plus », affirme-t-il. Il appelle les autres gérants à fermer leurs stations plutôt que d’organiser des blocades dans les raffineries.

L’arrêt temporaire n’affecte pas sa profession de mécanicien, qui « tourne bien ». Mais avec l’économie française en pleine stagnation et la menace d’un effondrement imminent, il espère reprendre son activité uniquement lorsque les prix du carburant seront compatibles avec des conditions de vie réalistes.