Un espoir réveillé en France : les Iraniens exilés redéfinissent l’avenir après le décès de Khamenei

Samedi 28 février, une attaque combinée des forces israéliennes et américaines a conduit à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. À Grenoble, cette nouvelle a déclenché un mouvement d’espoir chez les exilés iraniens, qui voient dans ce drame une opportunité historique de libération.

« Depuis trente-sept ans que j’habite en France, je n’avais plus jamais eu l’espoir d’une démocratie », partage Zoya Daneshrad, infirmière grenobloise. « Ce décès marque le début d’une nouvelle ère pour mon pays ».

Pour Calie Loyal, membre de l’association Voix d’Iran, la mort de Khamenei représente un tournant majeur. « Le peuple iranien n’a jamais cessé de lutter contre les dictatures », souligne-t-elle. « C’est le moment où tous peuvent enfin choisir leur avenir ».

Les exilés rappellent que des années de répressions ont marqué leur histoire, dont la violence des manifestations du 8 et 9 janvier 2026 qui ont fait plus de 30 000 victimes. « Les interventions étrangères n’apportent pas de solution », déclare Arash Sarkechi, étudiant à Grenoble.

« L’Iran doit pouvoir décider seul de son avenir », affirme Mazdak Kafai, ancien opposant au régime. « Les Iraniens ont toujours combattu pour leur liberté, même dans les moments les plus sombres ».

Ali Bahadori, cinéaste en exil, conclut : « Le peuple iranien refuse désormais de rester sous la dictature. C’est le moment d’agir pour une démocratie réelle ».

Pour les exilés français, cette nouvelle situation souligne que l’Iran peut émerger de sa crise sans l’aide des puissances occidentales. « L’espoir est là », confie Zoya Daneshrad. « Même si cela signifie des sacrifices ».