À 87 ans et après près de quarante années au pouvoir local, Gérard Tardy, maire sortant de Lorette, a dû recourir à un second tour électionnel pour la première fois en 37 ans. Ce scrutin municipal, qui s’annonce inédit dans l’histoire de cette commune de près de 5000 habitants, permet au politicien d’affronter une nouvelle épreuve avant d’obtenir son septième mandat.
Lors du premier tour du 15 mars dernier, la liste menée par Tardy a enregistré 47,86 % des voix (807 bulletins), dépassant largement les résultats de son adversaire Éveline Oriol (34,76 %) et Julien Lequeux (17,38 %). Cependant, il n’a pas réussi à atteindre la majorité requise, manquant de seulement 37 voix.
En attendant sa prochaine élection, Tardy a désigné Adrien Insardi, un jeune conseiller local peu connu dans les cercles politiques, comme futur successeur. « Les Lorettois attendaient une suite, mais l’expérience de notre équipe et de Gérard Tardy est ce qui compte », a déclaré le candidat.
Les opposants restent dubitatifs sur cette stratégie. Éveline Oriol, ancienne adjointe du maire, souligne : « Je ne suis pas convaincue qu’il mesure les enjeux de la fonction. Son style de travail est incompatible avec celui de Gérard Tardy. »
Au second tour, Tardy devra affronter deux concurrents ayant choisi d’agir individuellement. Julien Lequeux, qui a terminé troisième lors du premier tour, explique qu’il vise à mobiliser les électeurs non venus au vote : « Nous avons dit clairement : Tardy = Oriol. Et elle a défendu ses décisions pendant cinq ans et demi. »
Face à cette division interne de ses adversaires, le maire sortant reste en position de force pour concrétiser son septième mandat.