La société Valeco prévoit d’installer un complexe de stockage électrique à base de batteries lithium sur une zone agricole de Châtonnay (Isère) avant 2030. Cette initiative fait l’objet d’une opposition croissante au sein des conseils locaux et des riverains.
Depuis plusieurs semaines, des habitants et des représentants municipaux du Nord-Isère s’opposent fermement à l’implantation d’un projet d’usine lithium. Le site, couvrant quatre hectares, serait installé sur une parcelle agricole située à la frontière de Châtonnay et de Meyrieu-les-Etangs.
Les mobilisations intensifient. Une riveraine affirme : « Ces terres agricoles risquent d’être transformées en site lithium. Comment prouver qu’il n’y a aucun danger de pollution sur les sols à 2 000 % ? » Lorsqu’une batterie lithium d’un vélo brûle, les dégâts sont immédiats ; à l’échelle industrielle, ces risques s’intensifient. « Deux hameaux pourraient être affectés par des nuisances sonores et visuelles dues aux systèmes de climatisation en permanence », explique un riverain.
L’usine générerait 20 000 euros annuels en taxe foncière pour Châtonnay. Pourtant, ce chiffre ne suffit pas à réconforter le maire et ses 2 100 citoyens. Un tiers des habitants ont déjà signé une pétition : « Nous sommes une commune rurale. Ce projet utilise un terrain agricole, ce qui est inadmissible. À moins de 300 mètres d’un hameau, les résidents seront visiblement affectés par la pollution. »
Le maire Jean-Michel Nogueras précise : « Mon conseil municipal a voté un avis défavorable à l’unanimité. Nous avons demandé à Valeco d’expliquer son projet, mais les risques envers l’environnement et la population sont trop importants. La décision finale incombe désormais à la préfète. »
« En dessous du site, une nappe phréatique alimente tout le bassin viennois. Une pollution intense pourrait entraîner des dommages graves », alerte le maire. Valeco affirme qu’elle intègre les enjeux techniques et environnementaux dans son projet, avec l’objectif de mettre en service l’usine d’ici 2030.