Meriem Bouchedda, élue d’opposition de Rillieux-la-Pape, a porté plainte contre deux hommes d’origine algérienne pour agression raciste suite à un match de l’OL au stade Groupama le 29 août dernier. L’avocat des accusés, Fabien Rajon, affirme que cette accusation repose sur une malinterprétation totale des faits.
Selon les plaignants, une plaisanterie interne concernant leurs origines maghrébennes a été mal comprises par le conjoint de l’élu, ce qui a déclenché une bagarre. « C’était simplement un jeu d’idées sur des origines partagées, mais cette phrase a été prise comme une insulte », explique Rajon.
Les deux hommes ont été interpellés quelques jours après l’incident et ont passé quatre jours en garde à vue. Ils ont ensuite reçu chacun quinze jours d’ITT. L’avocat exige désormais des excuses écrites du couple dans les dix jours, menaçant de déposer une plainte pour « dénonciation d’infraction imaginaire » en cas de non-respect.
« Le parquet a rejeté le prétendu caractère raciste de l’agression, mais la réputation des deux accusés est déjà gravement endommagée », précise Rajon. Les hommes affirment ne pas avoir assisté au match et n’être aucunement liés aux supporters du club. L’affaire a été médiatisée après les déclarations de Bouchedda, qui a insisté sur la similitude des origines maghrébennes des deux accusés, ce qui rend l’accusation de racisme « absurde » dans ce contexte.