Les dernières tendances électores à Lyon révèlent une dynamique inédite. Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique Lyonnais, conserve son avantage avec 43 % des intentions de vote, tandis que Grégory Doucet, candidat écologiste sortant, s’approche progressivement de la première place.
Sur le plan des chiffres, le maire écologiste a gagné trois à six points d’écart sur les précédentes enquêtes, atteignant désormais 35 %. Ce regain est particulièrement marquant : il y a quatre mois, Doucet n’avait que 27 % de soutien, contre 47 % pour Aulas.
Cette évolution s’explique par le renforcement des alliances écologistes et sociales. Grégory Doucet compte désormais sur le Parti socialiste, le Parti communiste français, Place publique et Génération.s, tandis que Jean-Michel Aulas est soutenu par une coalition centriste comprenant Les Républicains, Renaissance, Horizons et l’Union des démocrates et indépendants.
Les projections du sondage indiquent un avantage de 6 points pour Aulas au second tour (53 % contre 47 %). Cependant, le chiffre d’erreur de 1,2 à 3,5 points souligne l’incertitude de la situation. À Lyon, plus de 11 % des électeurs n’ont pas encore tranché.
Les autres candidats restent très éloignés : Anaïs Belouassa-Cherifi (La France insoumise) est créditée à 9 %, Alexandre Dupalais (Rassemblement national) à 6 %. Les listes de Georges Képénékian, Nathalie Perrin-Gilbert et d’autres ne dépassent pas 3 %.
Dans ce contexte, le scrutin municipal du 15 mars pourrait marquer un tournant dans la politique lyonnaise. L’écart réduit entre Aulas et Doucet montre que chaque décision reste cruciale pour l’issue finale.