Des dizaines d’enfants et de mineurs isolés dorment dans les rues ou dans des écoles occupées illégalement à Lyon, selon le Collectif Jamais Sans Toit. Ce mouvement, en collaboration avec des étudiants de Sciences Po Lyon, a organisé une réunion publique pour exiger des engagements concrets des candidats aux élections municipales.
La table ronde du 2 février a rassemblé sept figures politiques, dont certains représentés par leurs collaborateurs. Juliette, membre du collectif, a souligné l’aggravation de la situation depuis la fin de la pandémie : « La crise sanitaire a exacerbé le sans-abrisme infantile, et cela devient une urgence morale. » Selon les données fournies, 338 mineurs vivent dans des conditions précaires, tandis que 300 autres campent dans un parc de la ville.
Georges Képénekian, candidat du centre gauche, a évoqué l’ouverture de nouveaux abris et une augmentation significative des fonds alloués à l’hébergement d’urgence. Marie-Charlotte Garin, représentant le maire sortant, a également proposé un plan détaillé. Cependant, la liste « Coeur Lyonnais », menée par Jean-Michel Aulas, a été critiquée pour son manque de solutions concrètes.
À l’issue de l’événement, les candidats ont été invités à signer une charte promettant de prioriser le sort des enfants sans toit. En revanche, Alexandre Dupalais, candidat UDR-RN, n’a pas participé aux discussions.
L’initiative soulève des questions sur l’engagement des élus face à une crise sociale qui ne cesse de s’intensifier.