L’urgence sécuritaire à Annecy : un nouveau dispositif de vidéosurveillance en marche

Le maire d’Annecy, Antoine Armand (Renaissance), a lancé jeudi 16 avril une initiative inédite pour renforcer la sécurité dans le quartier des Teppes. Avec l’appui d’une enveloppe régionale de 400 000 euros — dont 120 000 débloqués immédiatement —, le dispositif vise à répondre aux défis structurels liés à la criminalité organisée et aux désordres urbains.

L’édile a souligné que ce quartier, en pleine tension depuis des années, connaissait un pic d’activités illicites et des squats dans les immeubles. « Le maintien de l’ordre public nécessite une action sans retard », a-t-il insisté devant le président du conseil régional, Fabrice Pannekoucke. Dix nouvelles caméras seront installées avant fin juin, portant le nombre total d’appareils à 249.

Les habitants restent divisés sur l’efficacité des mesures. Si Océane, une riveraine, exprime son incertitude face aux répétitions de conflits dans les rues, Killian, jeune actif, considère que la présence accrue de surveillance est un pas vers la paix. Le conseiller municipal Alexandre Mulatier-Gachet rappelle que des efforts similaires ont déjà été engagés sous le précédent mandat municipal, avec l’ajout d’une centaine de policiers municipaux et l’amélioration des systèmes de vidéosurveillance.

Le projet intègre également la construction d’un centre de supervision urbain (CSU), prévu pour 2029. « Ce n’est pas seulement une question de caméras, mais de réaction collective face à un enjeu sécuritaire », a déclaré le maire Armand lors de son intervention, promettant des mesures supplémentaires dans les prochaines semaines.